Denim < Ric Ocasek : Top à la dénonce # 1

(c) Maud Taylor – expo « Sonic Youth etc. : Sensational Fix »

Explication de rubrique.
Pompage. Hommage. Pillage. Emprunt. Vol. Échange de bons procédés.
Je me suis toujours passionné pour ce mécanisme essentiel de (sur)vie de la pop music.

Attention, pas à la mode intégriste « c’est scandaleux ! ». (Hey, who gives a f******** f**** ?!? Pop music goes round & round.) Non, ici, mon intérêt se porte sur la progression personnelle – ado passionné –> adulte mélomane – mise en parallèle avec l’évolution de sa propre culture musicale. La finalité étant d’en rire en famille, entre amis ou de démonter avec jubilation les idoles des intégristes (à m****).

Ex : Prenons au hasard le jeune R., 16 ans à la sortie du premier album des Stone Roses en 89, il trouve ça forcément « trop génial » et « nouveau ». Les vieux à l’époque disaient « Oui mais les Byrds, euh ». « Ouais c’est ça vieux con, me casse pas mon groupe/jouet blabla ». Langage de sourd justifié des deux côtés. Dix ans plus tard (minimum), R. écoute enfin les Byrds et « oooooooops comment dire ah oui quand même merde cons de crétins de Manchester… » Bilan : à sa passion de Ian Brown, Mani et consorts s’est juste ajoutée celle des Byrds. Peu importe le temps que ça aura mis.

Ainsi se résume la rubrique « Top à la dénonce ! » : « Cher artiste adoré, te fous pas non plus de ma gueule, maintenant je sais, je t’aime, mais JE SAIS ! » Bientôt dans ces pages, Primal Scream et de sombres mariachis reprenant les Beatles, Cure pris en flag de Felt, Gallup vs Hookie, etc.
Poilades garanties.

Et comment ne pas la baptiser avec Lawrence (Felt, Denim, Go-Kart Mozart…), songwriter pop pillé autant qu’il pille. Si ce n’est plus. Avant-hier, tranquillement installé sur le canapé, un mag de foot en main, je décide de poursuivre l’écoute de mes vinyles achetés en brocante ce week-end. Je reviendrai plus tard sur le double LP d’Elton John (erm…). C’est au tour de Ric Ocasek, chanteur des Cars, et de son album solo Beatitude. Et là, premier titre, Jimmy Jimmy, je manque de m’étouffer avec ma tartine de chèvre/confiture de tomate verte à pouffer d’un rire nerveux.

Envoi dans la foulée d’un sms au plus grand fan français (monde ?) de Lawrence. Il me dit qu’il me l’avait déjà dit. En toute logique, je n’avais pas dû l’écouter, il est plus vieux que moi. Voir exemple plus haut.

Effectivement, il y a comme un tout petit quelque chose, dans le phrasé, la mélodie, la production, qui me rappelle l’oeuvre entière de Denim.

A vous de juger.

PS : devinette, qui peut bien être ce mystérieux number one fan de Lawrence ?

RIC OCASEK Jimmy Jimmy [ Geffen - 1982 - 128K ]

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DENIM Fish & Chips [ Boy’s Own - 1992 - 128k ]

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DENIM Bubbleheads [ Boy’s Own - 1992 - 128k ]

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