Du fin fond de son Australie, la jolie et épaisse moustache Tornado Wallace a su prendre son temps dans la construction de son excellent dub pour Cut Copy : slow, gimmick italo discret, nappes à gogo et bien entendu des claps et du gratgrat derrière l’oreille.
Juste, faut pas être pressé. Tombe bien, j’ai tout mon temps.
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Compte rendu de mon épopée Screamadelica 2010 à Londres en musique et vidéo.
Vendredi
Arrivé à l’Olympia Grand Hall, je sens le coup fourré : c’est beaucoup trop grand.
Confirmation à l’intérieur, en lieu et place d’un théâtre cosy de quelques milliers de places, on se trouve à mi-chemin entre la fête forraine (stand de bouffes en roulotte) et un hangar à avions. En gros t’es à un festival.
Sur scène, Primal Scream a commencé son premier concert/tour de chauffe « Hits ».
Ridicule, son dégueulasse, mauvaises versions, on n’est pas loin du tribute band Primal Scream. Ils jouent mal leurs tubes qui n’en sont pas vraiment.
Là, mes kilomètres parcourus me semblent bien futiles. Je sens l’arnaque.
Fin du set « Oh we’ll be back in half an hour ».
Caché dans l’ombre, Andrew Weatherall s’empare mollement des platines et joue du dub puis du rockabilly durant 30 minutes à un volume sonore de cd de roadie entre deux groupes. Super…
De mieux en mieux.
Entrée sur scène de Primal Scream en grande pompe, Bobby a enfilé un joli costume. Et là.
Grosse claque : projections incroyables, son de dingue et très bonnes versions. Je fais le concert en apesanteur comme à l’Elysée Montmartre pour la tournée de l’époque mais dans un état proche de toute l’Angleterre début 90.
Exceptés les deux tracks house plus très house (batteur rigide et trop rock), excellent concert !
Avec une set list proche de la perfection (screamadelica = perfection : cqfd), difficile de foirer, certes. Plus de 13 minutes pour Higher Than The Sun et gros final… communion sur Come Together
Tout excité, je porte mon dévolu sur une soirée disko queer polonaise underground à Dalston : C’nted. J’embarque Laure, Alex Mimikaki et Narumi.
Underground, le mot est faible. Un sombre couloir d’immeuble mène à une cave de 30 m2 avec des draps noir au mur en guise de déco. Le bar semble avoir été construit de planches disparates et repeintes à la va-vite dans les années 70. La sono crachouille comme elle peut. Rapide balayage, c’est bien une soirée gay. Cool on va danser.
Quelques shots plus tard d’étrange vodka, on est vite catalogué « les français relous aux questions à la con » mais on s’en cogne on danse sur deux chouettes sets des djs résidents jusqu’au petit matin.
Ma préférence ira à Polanski, grand monsieur très maquillé aux goûts surs.
Plusieurs clients nous demandent comment on a pu atterrir dans « une des meilleures soirées londonniennes pourtant totalement confidentielle ». On me pointe du doigt : il a fouillé la cinquantaine de fiches des soirées du vendredi sur Resident Advisor.
cool track from C*unted party joué par la première djette :
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Je lève la tête et reconnais Richard Sen (rencontré grâce à Rove Dogs quelques semaines auparavant) en train d’écouter cette merveille derrière le comptoir. Je suis suivi par les quatre autres clients pour poser la question du trainspotter : »c’est quoi cette tuerie ?! ». On discute vite fait, je retourne finir mes bacs.
Le soir, je veux de la nourriture anglaise typique : on dîne chez Canteen. Tourte, purée, tarte, tout très bon.
On file à Sketch voir Pierre LX l’artiste/dj ami de Laure (dont il faudra surveiller le premier album à paraitre début 2011 chez Initial Cuts) qui a la bonté de nous héberger.
On y boit de très (trop ?) légers cocktails compliqués bons mais sans plus en y écoutant Juan Atkins et son Model 500 : je suis ravi.
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Un peu plus plus tôt, acharné, j’ai épluché les innombrables soirées sur RA.
Et c’est bizarrement « BALEARICA » qui a gagné !
(contre toute attente avec un nom pareil…) (je pense que les dés étaient pipés dès le départ)
Arrivés au pub London Fields à Hackney, on sourit, danse et chante avec les vieux clubbers sur nos hits balearic. Mr Steve Lee, on aime beaucoup ce que vous faites !
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En se couchant, on a une pensée hilare pour d’autres amis parisiens perdus sous substances à une soirée drum’n'bass & dubstep. (aie)
Dimanche
On prévoit Brick Lane, et puis non.
Direction Islington et plus précisément Ottolenghi. Je décède avec leurs roasted sweet potatoes en bouche.
En sortant, j’achète un miroir ours pour bébé ours chez TwentyTwentyOne.
En fait, rien ne va plus : j’ai préféré bien manger plutôt que d’aller à Rough Trade (fact 1).
En trois jours, je ne suis pas allé une fois chez Burger King (fact 2).
Nourriture saine ≠ svelte (fact 3).
Sometimes it really feels like some records are meant to be mine.
A little bit like the artists were plotting on “ah ah ah here, this Rob guy won’t be able to get over this, that time, ah ah ah”. No, because here, it’s almost over the edge for me !
What with the name (Dance Disorder), the font on the maxi, the New Order’ synths, the dark Moroder balearic and the late acid climb…
Mmhmm, how can I say it… It has to be written somewhere on this record “dedicated to My Life Is Acid”, no ?
One of the single of the year. Magical.
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Parfois, j’ai la nette impression que certains disques sont faits pour moi.
Un peu comme si les artistes se concertaient à base de « ha ha ha alors l’autre Rob là il va plus en pouvoir ha ha ha ». Nan parce que là, c’est limite abusé.
Entre le nom (Dance Disorder), la typo du maxi, les synthés à la New Order, du dark Moroder baléaric et les remontées acid…
Euh… Comment dire… il est inscrit « Dedicated to My Life Is Acid » quelque part sur le disque, non ?
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These past few months have seen Ewan Pearson become harsher on most of his remixes.
A little je ne sais quoi of male attitude, but always with its human and well educated gentleman’s class which defines him. Under his crook, Joakim’s wonderful balearic hit, Spiders, seems to have body built up at the gym : same classy groove, but big room peak time’s style!
And also rush for his gorgeous mix We Are Proud Of Our Choices, to be released by Kompakt on February 15. This last one never leave my Ipod.
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Ces derniers mois ont vu Ewan Pearson durcir le ton de la plupart de ces remixes. Un petit je ne sais quoi de spooky macho, mais toujours avec l’élégance du gentlemen humain et cultivé qui le caractérise.
Sous sa houlette, le merveilleux hit baléaric de Joakim, Spiders, semble avoir pris du volume en salle de muscu : même groove racé mais en mode big room peak time !
Précipitez vous également sur son magnifique mix We Are Proud Of Our Choices à paraître chez Kompakt le 15 février. Ce dernier ne quitte plus mon iPod.
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Only two claps and three piano notes were necessary to me to be totally
addicted to Ray Man’s Look Into My Eyes, fantastic balearic gem as we rarely pass by in our life.
This B side of its new maxi Bulletproof confirms, after the great We won’t Just Stop by James Curd (modern and believable answer to From Disco to Disco by Whirlpool Production), the comeback of DFA in the Top 3 of the more influent and important labels to walk through this new decade in pleasant company.
Meanwhile, the intense happiness provided by these 7’48″ are worth all the antidepressants in the world.
People of The World, please listen to the beautiful Look Into My Eyes very loud in your living room, dance, clap your hands to the beats, everything will be alright, promise.
DFA love, Ray Mang love. Thanks guys.
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Il ne m’aura fallu que deux claps et trois notes de pianos pour devenir totalement accro à Look Into My Eyes, fantastique merveille baléarique de Ray Mang comme on en croise rarement dans notre vie.
Cette face B de son nouveau maxi Bulletproof confirme, après l’épatant We Won’t Just Stopde James Curd (réponse moderne crédible au From Disco To Disco de Whirlpool Production), le retour de DFA dans le trio de tête des labels les plus influents et importants pour traverser cette nouvelle décennie en bonne compagnie.
En attendant, le bonheur intense procuré par ces 7’48″ valent tous les anti-dépresseurs du monde.
People of The World, please listen to the beautiful Look Into My Eyes very loud in your living room, dance, clap your hands to the beats, everything will be alright, promise.
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Histoire de réchauffer comme on peut un mois de janvier en mode hostile, le magnifique titre balearic des zurichois Double dans sa version longue et instrumentale. Chaleur !
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